Yoplait : une petite fleur dans la blogosphère …

C’est l’histoire d’une petite fleur qui s’est aventurée dans la jungle de la blogosphère où les marques ont longtemps été considérées comme persona non grata… DALYAC Stéphane

Pour la reprise de notre rubrique interview, nous avons décidé de mettre en lumière le blog de Yoplait ‘Bravo la petite fleur’. Stéphane DALYAC, Directeur Marketing et Commercial de Yoplait a en effet accepté de répondre à nos questions.


 

Blog yoplait

 

Le blog Bravo la petite fleur a récemment fêté son premier anniversaire, quel est le bilan à date que vous pouvez établir ou plutôt, en votre qualité de Directeur Marketing & Commercial, quel R.O.I en retirez-vous?

Nous n’avons pas suffisamment de recul pour établir un bilan proprement dit.

S’il faut parler chiffres, il est indéniable que le blog est un outil moins cher, plus ciblé et moins couteux et plus efficace qu’un magazine consommateur. Nous suivons bien évidemment les statistiques du blog pour analyser les provenances des visiteurs, nous atteignons une moyenne de 25 000 visites / an.

Nous analysons par ailleurs le profil de notre lectorat qui est tout aussi varié que les thèmes que nous traitons : il s’agit en effet d’un lectorat francophone (en provenance du Canada également), composé de consommateurs, de professionnels d’agences, de la grande distribution et même de concurrents.

Enfin, en interne, le blog est lu – certains y déposent des commentaires – il s’agit d’un outil fédérateur, ou plutôt mobilisateur en fonction des thèmes abordés.

Notre bilan est donc plus qu’encourageant.

 

Les thèmes abordés sur le blog Bravo la petite fleur sont assez éclectiques. A qui adressez-vous votre discours exactement ?

Au travers de ce blog, nous traitons de sujets qui nous passionnent, d’autres qui sont au cœur de l’actualité et de nos préoccupations : nous n’avons pas pour objectif de fidéliser nos lecteurs sur l’ensemble du contenu de notre blog, nous préférons qu’ils viennent sur ‘bravo la petite fleur’ parce que à un moment donné ils y trouveront un thème en adéquation avec leurs attentes (recherche d’emploi, pouvoir d’achat, questions sur l’ostéoporose …).

Ce blog n’a pas été conçu pour nous adresser à une seule catégorie de lecteurs, il ne s’agit pas d’un outil crm mais d’un espace de dialogue ouvert sur l’actualité de Yoplait et l’ensemble de ses centres d’intérêts. Tous ceux qui ont une communauté d’intérêt avec Yoplait y sont les bienvenus.

Le blog est-il pour vous un moyen de collecter des informations via les commentaires pour ensuite les traiter et agir en interne ?

Il s’agit là de l’un de nos objectifs. Nous recherchons à susciter davantage de réactions mais cela varie en fonction des thèmes traités. Nous souhaitons nouer le dialogue mais nous ne prévoyons pas pour autant d’être présent sur Facebook !

Vous aviez écrit un article intitulé ‘Yoplait n’est pas Danone’ : comment parvenait vous à vous dissocier de votre concurrent aux yeux du consommateur ? Que pensez-vous de Michel et Augustin qui s’invitent sur le marché du yaourt ?

Tout d’abord, il faut savoir que la concurrence est saine, qu’elle provienne de Danone, Michel & Augustin… car cela est bénéfique à l’ensemble de l’industrie.

Le consommateur connaît très bien nos marques comme ‘Panier’ ‘Perle de lait’ : ces produits ont en effet une identité forte et incarnent des marques à part entière qui ne sont pas confondues avec des marques concurrentes de produits de Danone. Le consommateur a néanmoins parfois des difficultés à attribuer à Yoplait la paternité de ces marques – En ce sens notre blog permet de fédérer l’ensemble de nos marques autour de ‘La petite Fleur’.

Le contexte de crise actuelle et de morosité influence t-elle votre politique d’innovation et de lancement de nouveautés ? Que pensez-vous de Michel et Augustin qui s’invitent sur le marché du yaourt ?

En dépit de la crise, le consommateur reste réceptif à l’innovation mais est devenu plus exigeant. Faut-il pour autant s’arrêter d’innover ? Certainement pas ! La crise est un facteur d’encouragement à innover pour nous différencier des MDD et justifier de notre valeur ajoutée.

Par ailleurs, même si le taux de disparition des innovations est très élevé, l’innovation valorise l’enseigne et génère du trafic en linéaire.

Enfin, quand une innovation répond aux attentes du consommateur et que le produit tient ses promesses, l’innovation fonctionnera.

Pour ce qui est de Michel & Augustin, ils se situent sur un segment de niche. La démarche de Yoplait n’est pas comparable. Nous cherchons à produire des yaourts bons et accessibles, à prix abordable pour le consommateur au quotidien.

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